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Au coeur de la Chine grondent en choeur soumission et révolution...

Il existe une ville perdue au cœur de la Chine, étrangement isolée, bizarrement localisée. Sans murailles ni clôtures, elle se fait pourtant prison et les griffes invisibles de la cité perdue se referment sur vous sans que vous ne vous en rendiez compte. Les animaux d’ici prennent forme humaine. Ils se font serviteurs dociles, esclaves coquins pour votre bon plaisir. Pourtant, la cité montre bien vite son vrai visage et le vent de rébellion gronde et s’élève, révolte écrasante qui s’annonce doucement dans les ombres… Lire la suite du contexte...

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 Bienvenue chez les alcooliques anonymes !

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Messages : 8
Date d'inscription : 17/07/2015

~((((((((((っ・ω・)っ
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TA VIE:

Frédéric M. Durand
Master
Ven 17 Juil - 20:09
JE M'APPELLE FREDERIC

Âge & Date de naissance35 ans & 20 Novembre Provenance extérieure ?Yes . Quel pays ?France Humain ou animal ?Humain GroupeMaster Statut socialSans abri ProfessionAucun Plutôt seme, uke ou ambivalent ?Hétéro


Dans le miroir ✽ Hé toi, l'homme recroquevillé, qui es-tu ? Pourquoi tes yeux sont-ils si humides et si triste ? Qu'as-tu vu pour te torturer l'esprit ? Comment es-tu devenu cette chose sans intérêt et si fragile ? Parce que je t'ai regardé, je t'ai vu grandir et mûrir, je t'ai vu te métamorphoser puis t'enlaidir.

Je me souviens de l'enfant de dix ans avec ses cheveux de jais. Je me souviens de l'enfant de dix ans avec ses yeux bleu clair. Pas des yeux intense et profond, juste deux petites perles bleuté, simple mais jolie. Je ne pourrais décrire tes courses effrénées et tes rires endiablés, car au devant de la scène, il y avait ton frère, puis toi derrière. Toi, tu étais ce petit garçon de dix ans apeuré, qui ne voyait le monde qu'à travers les yeux de son idole. Toi tu étais ce petit garçon trop grand pour son âge et qui restait calmement devant un livre d'image pour regarder les animaux, les paysages, pour en apprendre d'avantage.

Puis en grandissant, tu es devenu ce jeune adolescent plus agile que les autres garçons, au pas dansant, au sourire tendre et doux. Tu es devenu ce petit danseur qui voulait apprendre toutes les danses, faisant devenir son corps plus élancé, plus souple mais aussi plus musclé. Tu étais ce garçon qui restait à l'écart des autres, le visage triste, parce qu'ils n'acceptaient pas un adolescent qui dansait. Puis dans tes cours de danse, tu redevenais ce petit ange qui riait, racontait des histoires à ses amis... Avec ce visage trop mature et cette voix qui avait muée trop vite.

Et enfin, tu es devenu cet homme, cet adulte plus robuste, plus musclé. Qui avait moins de temps qu'avant pour la danse, qui a voulu avoir l'image d'un véritable homme pour ressembler à ton grand frère bien aimé. Tes mains se sont épaissis, tu es monté jusqu'au 1m81 et tu as cessé de grandir, redevenant aussi banal que les autres. Tu as laissé une petite barbe négligée pousser, tes traits sont devenu plus adulte, tu as commencé à avoir de plus en plus de poil sous les bras et dans ton pantalon. Pas trop, juste dans la norme. Tu es devenu monsieur tout le monde avec tes cheveux court, coiffés généralement à la va vite, légèrement en arrière. Ta peau était pâle mais bronzait sans problème, encore une fois, comme n'importe qui d'autre. Tu es devenu monsieur tout le monde et ton frère était monsieur l'unique.

Puis... Tu as eu cette alliance au doigt, cette alliance qui est restée longtemps. Ton visage si terne et si triste est devenu éclatant, fou de joie. Tu devenais de plus en plus beau avec le temps, et surtout avec cet enfant qui t'appelais "papa". Et de ce piédestal, tu es lentement tombé... Jusqu'à te recroqueviller, jusqu'à devenir ce que tu es. Tu n'es pas laid, si on s'occupait de toi, tu serais beau... Mais tu as ces cernes sous les yeux, tu as ce sourire à l'envers habituel, tu as ces yeux peureux et craintif, fuyant. Tu as cette haleine putride d'alcool, les cheveux gras et les habits sales. Tu dors sous des journaux le soir, tu te prend à envier l'animal. Et la moindre petite pièce que tu trouve, tu la dépense dans la boisson, rendant ton regard de plus en plus vide, te jetant peu à peu dans les bras de la dépendance...

Alors dis moi humain, toi qui devrais jouir de cette liberté que les animaux n'ont pas, toi qui est le roi et eux qui ne sont rien... Penses-tu vraiment que les humains sont toujours au dessus de tout, avec le pouvoir dans la main ?
Derrière le masque ✽ Dis moi Frédéric, te souviens-tu de l'homme que tu étais ? Dans le fond, peut-être que tu n'as jamais changé. Peut-être que tu as toujours été ainsi, c'est vrai. Peut-être n'est-ce pas toi qui a changé, mais le monde qui t'entourais, qui s'est modifié, te faisant te montrer tel que tu es... Mais dis moi, te souviens-tu de cette époque ?

Je parle de cette époque ou tu pleurais parce que tu avais peur du noir, de cette époque ou c'était ton frère qui venait te bercer le soir. Je parle de cette époque où le matin, il y avait ton père qui lisait le journal, ta mère qui te faisais ton sac, et ton frère qui manger son beurre et son pain. De cette époque... Où tu appelais ton frère pour qu'il t'attende que tu tendais la main pour qu'il te la prenne. Que tu regardais ses cheveux châtain comme si cette couleur était la plus belle, et que le brun était trop anodin. De cette époque où quand tu cassais un objet, tu te cachais, puis tu disais que ce n'était pas toi, mais Fifou votre chat. De cette époque ou quand tu oubliais de faire tes devoirs, tu disais qu'ils étaient chez toi, que lorsqu'on te demandais si tu connaissais ce CD, tu disais en avoir entendu parler alors que c'était faux.

De cette époque où tu as évolué... Durant laquelle tu dansais, puis rigolé. De cette époque où tu étais calme, avec peu d'amis, mais sur lesquels tu savais que tu pouvais compter. Ces jours d'entraînement, où rougissait lorsqu'une jolie fille te parlait, qui perdait sa timidité une fois que tu changeais d'identité. Cette époque où tu te déguisais, où tu jouais tout ces étranges personnages caricaturé avec ton meilleur ami. Comme tout le monde, tu cherchais ta place, à vouloir savoir pour quoi tu étais fait, ce que tu ferais plus tard. Comme beaucoup, tu n'avais pas de confiance en toi, tu te posais des questions jusqu'à en avoir mal à la tête, puis tu te mettais à stresser avant un examen ou un événement important. Tu étais comme tout ces gens, comme tout le monde... Avec des talents et des lacunes. Tu étais un excellent conteur, qui aimait raconter des histoires à son fils, mais tu n'étais pas très fort en bricolage. Tu savais bouger ton corps comme un beau diable, mais à côté de ça, tu n'avais pas de talent pour le chant, tu ne serais surement jamais devenu une rockstar.

Et aujourd'hui... Qu'est-ce que tu es ? Frédéric, regarde toi. Depuis quand ton regard fuit les miroirs pour ne pas voir ton image ? Depuis quand l'alcool est devenu ton amant, depuis quand tes soirées se résume à boire ? Depuis quand te bernes-tu d'autant d'illusions, sans aucune confiance en toi, à attendre que tout s'arrange sans fournir le moindre effort ? As-tu remarqué ta lente descente aux enfers ? As-tu pu contempler ta personne s'acharnant à s'en sortir, luttant dans un travail que tu n'aimais pas... Et pour finalement en arriver à ça ? A cet homme que tu hais tant, à ce menteur qui prétend pouvoir arrêter de boire ? A cet être sans honneur, ni dignité, capable de supplier pour un simple verre de rhum ?

Tu n'es plus rien. Du père infirmier et marié, tu es devenu le père divorcé, puis le perdu en deuil. Tu t'es effondré peu à peu, perdant toutes ces années de lutte, à essayer de te prouver que tu pouvais faire des choses. Tu avais essayé d'écrasé cette âme pessimiste qui te rongeais, qui a présent te tourmente jour et nuit. Vois-tu cette solitude pesante que tu ne supporte plus, croyant naïvement que l'alcool sera ton alliée, qu'il t'aidera à sortir de cette tombe ? Vois-tu la chose pathétique et pitoyable que tu es ? Vomissant dans le caniveau, pleurant durant ses hallucinations, que tous ont abandonnés.

Mais comment Frédéric... Comment veux-tu qu'on t'aimes et qu'on t'aide, si tu n'es toi même pas capable de croire en toi et de penser que tu peux y arriver ? Car chaque chose que tu commence, tu l'abandonne en cherchant des raisons, en cherchant des échappatoires... Mais tu es le seul à causer ta propre mort.
Autobiographie ✽ Quatre heure du matin, l'heure pour le camion poubelle de descendre dans les rues pour ramasser les déchets des citoyens endormi. Frédéric avait sa veste jaune fluo pour être remarqué dans les rues obscurci. Il aida ses collègues à débarrasser tout ce merdier sur leur chemin et les écouta pester en découvrant des sacs déchiquetés. Des rebelles étaient passés par là et avaient fait une petite descente. C'est ce qu'ils disaient. Mais l'humain restait toujours silencieux et sceptique. Plusieurs fois déjà il s'était trahit en admettant l'hypothèse qu'un chien errant avait fouillé dans les déchets... Mais les regards des hommes qui se tournés vers lui semblaient le trouver étrange.

Il devait faire attention à ne pas éveiller les soupçons. Moins de trois semaines s'était écoulée depuis son arrivé dans cet étrange pays. On lui avait dit les règles, répété, puis redit une fois de plus, comme pour s'assurer qu'il ne se déroberait pas à la règle. Mais le français ne le ferait pas. Car il ne voulait jamais avoir de nouveau à faire avec les A.S. Jamais.

Douze ans

Frédéric s'était encore fait insulté de tapette, par les gens de son école, mais également par son grand frère. Benjamin était un grand sportif et ce qu'il préférait par dessus tout, c'était le baseball. Plusieurs fois déjà, son cadet avait tenté de jouer avec lui, pour passer des moments privilégier avec le garçon... Mais depuis qu'il était danseur, ce n'était plus pareil. Il ne voulait plus jouer avec lui et il lui arrivait même de le frapper.

- Fred' ? Tu m'écoutes au moins ?

Le jeune garçon sortit de sa torpeur en clignotant des yeux, relevant la tête vers son camarade. Nolan s'était penché au dessus de lui, fronçant les sourcils. Il avait les cheveux blond vénitien, avec des reflets plus roux au soleil. Ses yeux étaient quant à eux marron, plus banal que la couleur de sa tignasse.

- Désolé, je pensais à quelque chose...

Répondit-il avec une petite grimace, fuyant le regard de son ami. Ce dernier vint s'asseoir sans la moindre délicatesse à côté de lui. De plus petite taille, lorsqu'il s'enfonçait au fond des bancs, ses pieds ne touchaient pas le sol.

- Je te demandais si ta famille allait venir te voir au spectacle de fin d'année.

Le noiraud tourna la tête vers lui. Il lui fallu plusieurs secondes pour comprendre de quel événement son camarade parlait. Finalement, il détourna de nouveau ses yeux bleu, se faisant plus petit sur son banc.

- Je ne sais pas... Mon père a accepté que je fasse de la danse mais n'est pas vraiment content de cette idée... Et Benjamin n'arrête pas de dire que je suis une pédale...
- Je vois... Soupira son ami, mais bien vite, il reprit un large sourire et lui attribua une tape dans le dos. Mais on s'en fiche ! Tu verras, on va bien s'amuser et comme ça, nos mères pourront discuter entre elles sans être dérangés par ces idiots !

Frédéric avait toujours admiré son frère qui était beau, grand, séduisant... Et il avait toujours admiré Nolan pour sa gentillesse et la facilité avec laquelle il passait au dessus des problèmes, avec quelle aisance il pouvait retrouver le sourire et être si éclatant de vie... Il les enviait tout les deux.

Un mois après l'arrivé

Frédéric avait fini sa journée en début de soirée. Il n'avait même pas eu la force d'aller manger au restaurant ou de s'acheter un petit plat déjà tout fait. Il ne voulait plus qu'une chose... Dormir... Il traina des pieds jusqu'à l'hôtel, l'air morne. Les gens s'écartèrent sur son passage, comme s'ils redoutaient d'être contaminé par le champignon venimeux. Il sentit son avant bras et grimaça. Bon sang... Il avait même fini par s'habituer à cette odeur constante de poubelle. Il avait commencé à travailler il y a moins de deux semaines. A l'échelon le plus bas, il était mieux traité que les animaux, mais ne méritait pas vraiment qu'on le respecte. Ainsi donc, il avait le droit au regard méprisant et hautain des riches et à quelques insultes lorsqu'il passait le jet à haute tension sur les trottoirs et qu'un passant ne l'avait pas vu. Il faisait toujours son possible pour éviter de salir ceux qu'il croisait, mais les gens ne lui facilitait pas la tâche.

Il s'enferma dans la chambre de l'hôtel, chambre qu'on lui payer dans l'attente qu'il puisse vivre par lui même. Au moins, les A.S.A avaient été généreux avec lui en lui donnant une chambre en bon état. Frédéric se laissa tomber sur son lit, la tête dans les oreillers. Il ferma les yeux, épuisé. Il se sentait vide, exténué, à bout de tout. Il se demandait même pourquoi continuer à vivre. Quelques jours auparavant, il avait ouvert la fenêtre et avait hésité à sauter... Mais il eut le vertige en voyant la hauteur et préféra la refermer. Il avait aussi approcher des lames de rasoir près de son avant bras... Puis il s'était rappelé durant l'époque où il était infirmier que peu de suicide marchaient ainsi et puis il aurait mal. Il lui restait toujours la solution des médicaments... Mais il savait aussi que cette mort pouvait être extrêmement douloureuse en réalité et qu'il aurait également des chances de se rater et de finir en piteux état. Pire que maintenant.

Il resta donc assit sur son lit, la tête basse, le regard vide... En se demandant pourquoi il avait mérité ça. Et bientôt... Il pleura, le visage caché dans ses mains.

Dix-huit ans

Frédéric ne passait pas inaperçu dans sa petite ville. Vêtu tout en noir, il portait une longue cape avec la capuche rabattu sur sa tête. Ses mains étaient recouverte par d'épais gants se terminant en griffes et des cicatrices en maquillages avaient été moulées et peinte sur son visage. A chacun de ses pas, les chaines métalliques s'entrechoquaient, accompagné du bruit sourd de chacun de ses pas. Il avait mit des bottes au style gothique, le devant de sa semelle dans une couleur de métal. On le prenait pour un fou, mais ainsi, il respirait enfin. Le grand timide Frédéric n'existait plus lorsqu'il était déguisé !

- Oh, excusez moi.

Il se retourna vers la jeune fille qui lui avait percuté l'épaule... Et sa timidité revint au grand galop. Malgré ses airs bourru et de bad boy à cause du maquillage, il baissa les yeux et balbutia quelques mots d'excuse à son tour. Plus petite que lui, avec un mètre soixante-dix, ses cheveux étaient long et brun foncés, attachés en queue de cheval. Sa tenue était sobre, un jeans avec des converses et une chemise à carreau. Elle avait un sac en toile beige sur l'épaule et le sourire qu'elle lui accorda était ravissant. Elle le dévisagea longuement avant de reprendre, plus hésitante.

- Dîtes moi... Votre tenue... Vous faîtes un spectacle ?

Frédéric se mit à réfléchir à toute allure. S'il lui disait qu'elle avait vu juste, elle lui demanderait de quoi, et en apprenant qu'il était danseur, elle risquerait de se moquer ! Oui mais s'il disait que c'était sa tenue habituelle, elle le prendrait pour un fou ! Il sursauta et poussa un petit cri de surprise lorsqu'une main lui frappa dans le dos.

- Exactement ! Danseurs de rue pour être plus exact, parfaite créature...

Nolan imita une révérence grossière en retirant sa capuche. Son look était semblable à celui de son meilleur ami, mais le plus petit des deux avait les cheveux plaqués en arrière et n'avait pas de gants, à la place, chacun de ses doigts était parsemés d'une monticule de bijoux. Même le pouce. Frédéric était soulagé de voir le blond lui porter secours, bien qu'il fut mal à l'aise par son comportement. Il était si... Tape à l'oeil et voyant. Il savait attirer les foules sans se préoccuper du ridicule qu'il pouvait montrer aux passants.

- Ah oui, vraiment ? Vous ne feriez pas parti de ce petit groupe de garçon qui font des spectacles sur la place à côté du parc pendant le weekend ? J'ai pu assister à l'une de vos "course poursuite".

Ses lèvres dévoilèrent une dentition parfaite, sans le moindre défaut. Frédéric la trouvait magnifique... Et Nolan était du même avis. Il lui fit la danse des sourcils, chose que le noiraud trouvait grotesque. Son ami s'approcha de la demoiselle, l'air charmeur et répondit d'un ton enjoué.

- Oui, c'est bien nous ! Comment vous en souvenez-vous ? Est-ce ma sublime beauté qui est resté gravé dans vos pensées chère princesse ? Voudriez-vous que le démon que j'incarne vous kidnappe pour vous...

Frédéric le prit par l'épaule et le poussa plus loin, rougissant jusqu'aux oreilles. Son ami était intenable ! Il savait très bien ce qu'il voulait dire. Il ne cessait de débiter des anneries et des perversions auprès des filles qu'il trouvait charmante.

- Ne l'écoutez pas, il dit des bêtises ! Beaucoup de bêtises...

Elle émit un léger rire, regardant Frédéric avec des yeux amusé. Il dansa d'un pied sur l'autre, évitant soigneusement son regard. Nolan pour sa part ne tarda pas à comprendre l'intérêt du danseur pour la jeune gazelle.

Un mois et demi après l'arrivé

Frédéric se laissa tenter par une bouteille de whisky. Avant celle-ci, il avait bu trois verres de rhum ainsi qu'un mojito. Durant la semaine, c'était déjà le troisième soir qu'il buvait seul, et le quatrième qu'il picolait si on comptait celui de la soirée avec ses collègues. Durant le premier soir, il s'était senti mal, comme à son habitude. Il avait accepté la proposition par pur politesse mais était resté distant, pas très bavard. Puis il avait bu. Il avait sentit la brûlure de l'alcool dans sa gorge, il avait senti la liqueur lui monter à la tête. Et il s'était senti... Serein. Il avait su rire, il était parvenu à discuter avec ses camarades, comme s'il les connaissait depuis des années. Frédéric n'arrivait même plus à se savoir à quand remonter la dernière fois qu'il avait été si heureux dans cette ville... Jamais en fait.

Le deuxième soir, il s'était de nouveau sentit serein, en repos avec lui même. Il ne pensait plus à ce qu'il avait vu, à tout ce qu'il avait perdu. Il avait la tête qui tournait, mais c'était agréable. Et par dessus tout, il aimait boire avec des gens. Comme ça, il pouvait parler, les écouter aussi. Il ne se sentait plus seul et désemparé... Demain, il serait plus calme au travail.

Vingt-trois ans

Frédéric se réveilla dans un lit vide. Il manquait la chaleur de Cindy entre ses bras. Il ouvrit les yeux difficilement, puis tourna la tête vers le réveil. Il jouissait d'une petite semaine de vacance à deux, loin du travail, partageant ce moment à deux. Il avait rêvé d'elle, bien que son songe était semblable à un cauchemar. Il avait rêvé de leur premier rendez-vous, cinq ans plus tôt. Ce rendez vous se terminait horriblement mal et il finissait seul, sans personne... Mais la réalité était toute autre. Parce que c'était la jeune fille qui était revenu le voir, pour le voir danser dans ses étranges costumes, pour le voir rire avec ses rares amis. C'était elle qui avait fait le premier pas, jusqu'à le mettre suffisamment en confiance pour qu'il puisse prendre les devant. C'était même elle qui l'avait embrassé en premier, car le jeune français était si timide qu'il aurait été capable de faire la bise à sa petite amie avant de partir.

Depuis deux ans, ils avaient fini par vivre ensemble, dans une petite maison louée. Lui il n'avait pas un très gros salaire, étant un simple infirmier en hôpital. Elle, elle était vendeuse dans un magasin de vêtement mais était aussi une retoucheuse pour la boutique. Elle rêvait de devenir styliste, d'avoir sa propre marque... Et Frédéric la soutenait de tout cœur. Il sortit du lit en enfilant un boxer, récupérant les vêtements éparpillés par terre. Cindy avait été plutôt déchainée la veille et à peine étaient-ils rentré de chez les parents de l'homme, qu'elle lui avait bondit dessus. Ce genre de comportement, le noiraud savait que ça cachait quelque chose. Il alla la rejoindre dans la cuisine, la découvrant en train de couper des tomates. Il la trouva magnifique, même de dos, même avec cet air mécontent sur le visage.

- Chérie... Tu veux me dire ce qui ne va pas ?
- J'ai vraiment besoin de te le dire pour que tu comprenne ?

Il se gratta la tête, pensivement. Il se remémora la soirée. Tout allait très bien... Son père l'avait accueillit en souriant, comme d'habitude, sa mère avait discuté pendant de longues heures avec sa belle-fille. Ils avaient prit l'apéro puis Benjamin était arrivé. L'ambiance avait plutôt été bonne d'après lui... Mais face à son manque de réaction, elle reprit, se tournant vers lui en pointant le couteau vers son fiancé. Frédéric lui avait demandé de l'épouser trois semaines auparavant.

- Frédéric, tu ne va pas me dire que tu n'as rien remarqué ?! Je te parle de ton connard de frère !

Elle secoua son couteau et par réflexe, il leva les mains pour l'apaiser. Cindy était tout son contraire... Elle était sociable, osée parler, n'aimait pas se faire marcher sur les pieds et... Ah oui. Elle était très colérique.

- Toujours en train de se vanter, à te rabaisser comme si tu étais un moins que rien !
- Tu te fais des idées... Et puis il n'a pas tort... Infirmier, ce n'est pas un très bon métier, je n'ai même pas réussi à devenir médecin...

Elle devint rouge de colère et fit volte-face vers le plan de travail. Elle commença à couper les légumes avec plus de violence, abattant le couteau avec haine sur les pauvres malheureux. Frédéric ne pu s'empêcher de déglutir en la regardant faire. Parfois, Cindy faisait vraiment peur. Surtout quand elle faisait la cuisine et qu'elle était en colère.

- Tais toi...! Tu m'énerve toi aussi ! Toujours à te laisser faire comme ça ! Parfois j'ai envie de te frapper tu sais !

Il vint jusqu'à elle, l'embrassant dans le cou. Délicatement, il lui retira le couteau des mains, se rassurant lui même ainsi. Il la prit dans ses bras, la berçant doucement. Sa femme devint plus douce, se calmant peu à peu jusqu'à se retourner vers lui pour enfouir dans son nez dans cou.

- Tu es génial Frédéric... J'aimerais tellement que tu prenne plus confiance en toi... Et que ton père et ton frère te respecte plus...

Mais Frédéric ne se respectait pas lui même. Il était persuadé de ne jamais rien réussir... Alors comment pourrait-il leurs prouver le contraire, s'il ne croyait lui même pas en ses propres capacités ?

Deux mois après l'arrivée

Frédéric était ailleurs, perdu dans son monde. On l'avait déjà rappelé plusieurs fois à l'ordre, lui demandant s'il était sur que tout allait bien. Mais il avait soif. Il avait envie de boire, de se blottir dans les bras chaleureux de l'alcool. Il y pensa, salivant d'avance à la bouteille qu'il avait gardé sous son lit. Il s'essuya le front avec sa manche. Il avait chaud plus rapidement, il devenait de plus en plus maladroit. Ses yeux étaient injectés de sang et ceux qui avaient l'habitude de travailler avec lui plissaient le nez en le sentant. L'odeur de l'alcool commençait à se sentir sur lui. Mais il rassurait toujours les hommes avec un petit sourire discret, avec quelques mots doux. Il n'était pas alcoolique, tout allait bien, tout allait bien se passer... Il buvait simplement pour oublier. Il cru entendre la voix de Léo et ses idées basculèrent vers des pensées plus noire. il avait de nouveau soif.

Vingt-quatre ans

Frédéric rejoignit Nolan dans les couloirs de l'hôpital. Ils s'étaient rencontrés dans les cours de danse, avant leurs dix ans et depuis, ils ne s'étaient jamais séparés. Si le noiraud avait grandit, son camarade restait de petite taille. Vingt quatre ans et mesurant toujours 1m73, il restait frêle et mignon, bien que son visage devenait de plus en plus masculin avec l'âge. Ses cheveux étaient maintenant plus roux que blond et ses yeux s'étaient changés en deux petites prunelles noisettes. Le vénitien regardait un échographie et parla tout haut lorsque son acolyte fut assez proche.

- Regarde moi ça Fred... Comment cet homme a fait pour faire rentrer une chose aussi grosse...

Frédéric grimaça, écœuré. Comme dans tout les hôpitaux, les médecins et infirmiers s'amusaient à garder des radios des objets les plus incroyable que les gens se mettaient dans l'arrière train.

- Pourquoi une pompe à vélo ?

Le blond haussa les épaules et se remit en marche, direction l'accueil. Frédéric le suivit, lui rendant la radio sans plus la regarder. Il n'aimait pas vraiment voir ce genre de choses pour sa part.

- Il y a des gens bizarre partout... C'est comme toi ! Toi, tu as une magnifique femme chez toi, dans ton lit, et tu arrives encore à trouver le moyen d'être fatigué quand elle veut que tu lui en mette plein la vue ! N'importe quel homme sauterait sur l'occasion, parfois je me demande si ce n'est pas Cindy l'homme de la maison !

Frédéric leva les yeux au ciel, s'adossant au comptoir de l'accueil quand ils furent à destination. Il ne tarda par ailleurs pas à répliquer en râlant.

- Je suis touché de voir que tu penses à moi en regardant un homme qui s'est mit une pompe à vélo dans les fesses.
- Qui s'est mit une pompe à vélo ?

La secrétaire s'était redressée, l'œil avide de gros ragots juteux. Âgée de quarante ans, elle passait son temps à écouter les rumeurs et à les amplifier... Comme la plupart des secrétaires et infirmières de l'hôpital à vrai dire. Il valait mieux éviter de révéler des secrets croustillants sur sa vie privée, ou l'engrenage devenait infernal. Nolan lui offrit l'échographie avec un petit clin d'œil.

- Fais toi plaisir, chérie.
- Appelle moi encore une fois comme ça et je t'écrase sous mes 70 kilos, le maigrichon.

On n'embêtait pas les infirmières et les secrétaires... Elles avaient du répondant... Par contre Frédéric lui, les médecins ne s'en privaient pas au vu du manque de répondant dont il faisait preuve. Nolan était volage et draguait toutes les femmes qu'il pouvait draguer, au point de se prendre des râteaux. Il frappa son ami et répliqua en soupirant.

- Si tu savais comment je t'envie ! Tu pourrais être un apollon si tu t'en donnais les moyens ! Tu es grand, sexy et puis regarde tes fesses !

Il lui mit une fessée, faisant bondir l'infirmier qui poussa une plainte en se protégeant les fesses. Il était pudique et en plus... La secrétaire les regardait avec intérêt. Il y allait encore avoir des rumeurs sur eux deux.

- Moi je suis infirmier et en plus un petit blond ! Ça n'existe pas les petits blonds ténébreux, les femmes elles veulent quelque chose de viril et sexy ! Les seules qui s'intéressent à moi ressemblent à ma mère et me trouve mignon !
- C'est vrai que tu as une tête d'enfant, mon chou.

Nolan lui jeta un regard noir et cette dernière fit mine de rien en recommençant à s'occuper de ses petits papiers. Frédéric lui, ne put s'empêcher de rire d'une voix franche.

Deux mois et demi après l'arrivée

Frédéric arriva en retard à son travail. Ses vêtements étaient sales, en piteux état et une forte odeur d'alcool émanait de lui. Il pleurait tout les soirs, buvait de plus en plus, jusqu'à tout oublier. A présent, l'idée d'être sobre devenait de plus en plus dur pour lui, car il recommençait à penser à chaque fois. Pourtant, il avait essayé de s'en sortir, d'aller mieux. Pendant quatre jours, il n'avait pas touché une goutte d'alcool, avait même fracassé une bouteille au moment de défaillir. Il s'était roulé en boule sous la douche, allumant l'eau glacé avec ses habits pour résister à la tentation. Mais il refusait de voir son problème avec l'alcool. Au bout du cinquième jour, il avait craqué, il avait bu une bouteille à grande gorgées, jusqu'à sentir la liqueur couler sur ses lèvres et ses joues. Il avait fini par s'endormir dans la rue, dans le caniveau, ayant vomi non loin de là. Et ce jour-là, il était allé travailler... Ivre. Le regard de ses collègues lui donnèrent la nausée. Il demanda à ce qu'on arrête de le regarder ainsi, avec tant de pitié. La chute était lente, la pente était glissante et il ne parvenait plus à se relever... Et ses collègues regardèrent impuissant la lente descente en enfer d'un homme.

Vingt huit ans

- Papa !

Léo courrait vers Frédéric, maladroitement. Il trébucha sur un jouet, tombant par terre. L'homme se précipita auprès de son petit garçon, le prenant dans ses bras pour le lever mais en souriant, il lui parla d'une voix douce.

- Et bah alors, tu as fais une belle chute chéri !

L'enfant en voyant l'air heureux de son père ne commença pas à pleurer, mais au contraire, se mit à rire. Il serra son père dans ses bras, ses petites mains s'accrochant à ses épaules. Son rire était doux et plein de vie. Ses cheveux étaient brun, comme ceux de sa mère et ses yeux étaient bleu, comme ceux de son père. Il avait le nez de sa mère, cet air mignon et adorable, comme elle. Frédéric était comblé, depuis la naissance de son petit garçon, il ne se passait pas un jour sans qu'il ne rit, qu'il joue avec lui. Malheureusement... Au contraire, avec Cindy, les choses commencèrent à changer. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, elle se fit distante avec son mari, mais l'homme craignant de la déranger n'allait jamais la voir. Sa mère l'appela dans le jardin et il sortit avec le petit garçon dans ses bras. Ses parents étaient très heureux de leur petit enfant et seul Benjamin restait en silence radio, coupant les ponts également. Frédéric rêvait de pouvoir redevenir proche avec lui... Mais son grand frère était lui même jaloux de la vie familiale qu'avait dorénavant son cadet.

Trois mois et demi après l'arrivée

Frédéric avait tout perdu. Son état s'était dégradé. Il avait continué à boire, jusqu'à se faire virer. Il avait tenté avec la force du désespoir de s'en sortir, de chercher un autre travail. Il avait postulé pour devenir facteur, mais au moment de l'entretien, il n'avait pas réussi à y aller. Il avait été prit par les doutes, sans personne pour l'épauler. Il avait eu peur, il s'était senti ridicule, misérable. Après avoir perdu son travail, il perdit la chambre d'hôtel dans laquelle il vivait. Sa vie était devenu celle d'un clochard et le peu d'argent qu'il trouvait, il l'utilisait dans l'alcool. Le soir, il dormait sur des bancs ou contre des portes pour se protéger du vent et du froid. Sa couverture devenait de vieux papiers journaux, quand il dormait ainsi. Car la plupart du temps, il finissait dans ses propres vomi, dans le caniveau, la bouteille à la main. Parfois, il subissait des violences de la part d'hommes plus ivres que lui, contraint de se protéger en se roulant en boule. Frédéric avait tout perdu et chaque nuit, il pleurait, sanglotant le prénom de son fils, déchiré par sa mort. Il haissait cette ville. Il haissait ce monde. Il haissait les A.S.A. Un jour... Il tuerait les A.S.A.

La vérité

A vingt-neuf ans, Frédéric divorça. Il perdit la garde de son fils, mais refusa de se battre pour l'avoir, ne voulant pas le jeter au milieu d'un conflit aussi difficile que celui-ci. Il demande simplement à l'avoir un weekend sur deux, une semaine sur deux pendant les vacances et Cindy accepta. S'il était allé lui parler, s'il avait eu plus confiance en lui, peut-être que rien de tout ceci ne serait arrivé. A trente cinq ans, il parti avec ses parents en Chine et ce fut la fin de tout. Car Léo et lui, ne rentrèrent jamais chez eux. Léo et lui, arrivèrent dans cette ville maudite... Et son fils perdit tragiquement la vie face aux A.S.A. L'A.S.A qui tira sur l'enfant laissa la balle lui échapper, tira face au mouvement brusque de ce dernier. Frédéric pleura toutes les larmes de son corps, gardant le corps sans vie de son enfant dans ses bras, mais on les sépara pour s'assurer avant toute chose qu'il ne soit pas un animal. Une semaine après sa détention, Frédéric était relâché... Et Léo fut enterré. Et c'est d'ici que la pente débuta et qu'il perdit pied.


PseudoLa truiiii... TE !. ÂgeEncore jeune et beau SexeTroisième sexe Comment as-tu connu le forum ?Euuuh... Se référer à ma prez de Zan XD Impression sur le forumMOCHE AvatarInconnu - Guiltpleasure (lorsque je retrouverais le vrai nom je le mettrais dans la liste) Code du règlementValidé ! Autre chose à nous dire ?J'vous n'aime !


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Messages : 43
Date d'inscription : 31/07/2014

~((((((((((っ・ω・)っ
PET: Lion d'Afrique
MASTER: Jung Wan Kim
TA VIE:

Léo Sanka
Master
Ven 17 Juil - 20:11
Frédéric Durand ? most trivial name ever xD
*le mange* ♥
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Messages : 8
Date d'inscription : 17/07/2015

~((((((((((っ・ω・)っ
PET:
MASTER:
TA VIE:

Frédéric M. Durand
Master
Ven 17 Juil - 20:44
Merci pour ce... "re-bienvenue"... XD
Quoi ?! Tu aurais préféré François Dubois Delacourt ? XD Un vrai petit François français !





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Messages : 8
Date d'inscription : 17/07/2015

~((((((((((っ・ω・)っ
PET:
MASTER:
TA VIE:

Frédéric M. Durand
Master
Mer 22 Juil - 21:24
J'ai fini ma présentation ! O/





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Messages : 102
Date d'inscription : 23/07/2014

~((((((((((っ・ω・)っ
PET: Hikaru Reig
MASTER: X
TA VIE:

Aku Ryûma
Rebel
Mer 22 Juil - 23:54


C'est parfait, je te valide, je t'ajoute au bon groupe, c'est à dire celui des Master et j'archive ta présentation. Tu peux désormais faire une demande de RP, faire une fiche de relation ou de RP ou encore une demande d'adoption. Je te souhaite un bon amusement parmi nous, en espérant te garder le plus longtemps possible avec nous.

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